L’appel après le combat – 1

Ce poème est tiré du carnet de poésies de mon grand oncle. Il n’est pas fait mention de son auteur. Semble-t-il une chanson ancienne.

Tout est fini. La guerre a tû sa grande voix

On n’entend plus siffler les bombes, les mitrailles

Les canons fatigués reposent leurs entrailles

C’est la nuit et la lune argente les grands bois

Aux lueurs du foyer les soldats se racontent

L’héroïque combat, tous les dangers courus

Puis mornes, le cœur triste, en silence ils se comptent

Et cherchent les amis qui ne reviendront plus.

Le Ciel s’est obscurci, de gros nuages sombres

Semblent faire à la lune un long voile de deuil.

On voit, dans le lointain, passer comme des ombres:

Les soldats qui s’en vont creuser le grand cercueil

Où dormiront en paix dans la plaine fleurie

Ces martyrs inconnus, tombés pour la Patrie

Ils vont là, côte à côte, ainsi qu’au régiment

Tous ces pauvres héros qu’a moissonnés la guerre

Attendant qu’un sergent, avant qu’on les enterre

Pour la dernière fois jette leurs noms au vent.

Ils sont tombés, peut-être, en appelant leur mère

Et chacune, à cette heure est sans doute à genoux

Car c’est l’heure, au village, où l’on fait la prière

Où la petite sœur et le tout petit frère

Disent, joignant les mains « Mon Dieu, rendez-le-nous! »

Une liste à la main, un vieux sergent, un brave,

S’avance et fait l’appel de tous ses compagnons

Présent! ou mort! dit-on, mais lui, d’une voix grave

Lentement, un à un, laisse tomber les noms

(à suivre…)

 

 

 


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