Hommage à Nerval

Quand gèlent mes pensées, figées en stalactites
Les couleurs de ma vie, suspendues en essaim
Coulent en noir et blanc au travers de mes mains
Avant de s’enflammer aux vapeurs de ma cuite

Un soir, j’avais perdu le nord de ma boussole
Et j’errais dans les rues en cherchant le portail
Où se pendit l’hiver mon ami de Nerval
Son chapeau sur la tête en comique auréole

Et passent mes journées remplies de ton absence,
Ophélie, où es-tu, ma muse souveraine ?
Ton image se perd en infusion lointaine.

Aux marches de l’oubli, s’installe le silence!
Et asséchant ma plume au coin de l’encrier
La détresse me fuit avant que de me tuer

(c) Musefabe 2006


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