C’est l’heure

C’est l’heure où le crépuscule
Inonde les blés ondoyants
De sa lave vermeille
C’est l’heure où le monde se tait
Suspendu au trait de lumière
Palpitant et qui troue les nuages
D’orage
C’est l’heure où l’on s’arrête presque
de vivre pour réver
Les lupins figés en verticales foisonnantes
Frissonnent au souffle léger
C’est l’heure où l’on boit le nectar limpide
Aux sources simples de la joie pure
C’est l’heure, maintenant
Coeur gonflé qui se donne
Infiniment.

(c) Musefabe 2005


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